10 novembre 2009
Rétrospective...en hommage à...M
Ce post aurait du être publié cet été, après mes qs jours de vacances. Et ce séjour chez TOI.
Et puis, et puis...il y a eu des questions, des silences à nouveau, des peurs, des... que-sais-je?
Des choses insignifiantes et pourtant pleines de sens, mais parfois difficile de rester dans la simplicité d'une relation, nous sommes des êtres complexes, complexes en émotions, complexes en aspirations...
Et puis ce coup de fil jeudi soir ma belle, comme j'étais heureuse d'entendre ta voix aux couleurs du soleil...si innatendu, si juste, là, au bon moment...Et Dieu sait si j'ai besoin de chaleur, de douceur, et d'amitié ces derniers temps...
Alors je le publie ce post, je le publie avec mon coeur, pour te dire merci de ton amitié, hommage à notre amitié, même si elle ne ressemble pas à un long fleuve tranquille ;-) même si tu es si loin de moi...Merci d'avoir su être là, ce soir là, juste quand j'en avais besoin, et d'avoir osé, oh oui je te connais, le téléphone hein... ;-)
Voici donc un texte qui raconte notre amitié si particulière, chère Mauve-Lilas-B, écrit par moi, Sourale-Lulu-C...
juillet 2009
Rencontre
d’une planète Mauve et d’une âme Houleuse
Chère toi,
tendre toi,
Je t’ai connue
Lilas…je t’ai retrouvée Mauve…
Trois années
nous relient, trois années de partage…
De nos
premiers écrits aux paroles échangées,
Que de
temps a passé…
Du temps et des
orages
Des tempêtes
ouragantes…
Des rires et
des délires
Parfois
hésitations…
Des silences,
des angoisses
Des gouffres infinis
et puis des
renaissances…
Lilas, toi
toujours là
Dans les
moments intenses
Jour J te
souviens-tu ? Ton colis dans la boite…
Me
souviendrais toujours de tes mots de soutien,
jour après
jour posés
pour m’aider
dans ma tâche…
Parfois tu as
sombré
Parfois j’ai cru te « perdre » …
Alors quel
bonheur doux
De t’avoir
retrouvée
Tête haute, pieds
ancrés
Equilibre
fragile, mais vivante et si femme !
Je suis
tellement heureuse de ton cheminement
Croisé avec le
mien, houleux ces derniers temps…
Lilas, je t’ai
connue, Mauve je t’ai retrouvée…
Nos chemins se
frôlaient mais ne se croisaient pas…
La distance,
le temps, les incidents de vie,
Ou les astres, que sais-je ?... Le moment n’était pas…
Et puis cet
été là,
Cette envie
dans nos cœurs
Partager nos
sourires
Entendre enfin
nos voix !
Au-delà de
l’écran, au-delà de l’écrit.
Ce moment est
à nous
Intense,
tendre et doux
Nos langues
déliées
Ton accent si
fruité !
Retrouvailles
évidentes
Le lien n’a
pas failli
Au cœur de mon
ventre
Ce moment est enfoui …
*******
Rien ne change
ma belle :
Lilas tu
resteras, ma tendre Lilas mauve
Je resterais
Lulu, ta tite Lulu Loula
Nos voix sont
accordées
Nos regards échangés
Même loin, sommes liées...
Je nous souhaite, et nous fête
Un monde à inventer
Un départ en fanfare
Dans l’ère-réalité!
04 novembre 2009
perdre pieds
help!
je m'enfonce...
je coule...
J'ai peur.
Jusqu'où je vais tomber?
Je crois que je peux le dire, je fais une dépression. Une vraie de vraie. pas la petite déprime. La dépression qui ronge, qui s'installe tout doucement et vous bouffe toute l'envie de vivre. Voilà.
Je vois une psychothérapeute une fois par semaine, elle m'accompagne beaucoup, mais ce n'est pas si simple.
je ne sais pas si je dois me retourner vers mon médecin pour reprendre un traitement anti-dépresseur.
Je n'en ai pas envie, en même temps je me sens couler, couler, triste, complètement vide à l'intérieur.
Et je manque tellement de soutien (mon entourage "réel").
34 ans à me construire, à la force de volonté et de travail sur moi, et "arrivé en haut" et je tombe de nouveau, et de très très haut. Et ça fait très très mal. Et c'est pas rationnel. Un sentiment de perte d'estime de soi, d'anéantissement, qui surprend, et qui prend toute la place. je perds tous mes repères, absolument tous.
Je vais mal. Le pire est que je culpabilise à nouveau. De me sentir mal. Et d'infliger ça à l'homme que j'aime...
J'ai pas le droit d'être heureuse un jour, bordel????????
30 octobre 2009
Rater pour que ça marche....

Serait-aussi simple que cela, la solution?...
Considérer ses "ratages" (ou disons ses tentatives) comme une source de future réussite...
En tout cas ces shadoks me feront éternellement sourire...
28 octobre 2009
Prendre soin de soi, ça veut dire quoi?
Question naïve. Question toute simple.
Oui, j'ai bien intégré qu'il fallait que je prenne soin de moi. Que je m'étais "oubliée", que j'étais passée un peu à côté de mon âme ces dernières années.
Là j'ai du temps pour réfléchir (ou pas d'ailleurs), ou disons plutôt du temps
pour me poser et prendre soin de moi.
Mais en fait, je m'aperçois que ce sont des mots parfois, juste des mots, que j'ai du mal à entendre ce qu'ils signifient vraiment, concrètement.
J'ai compris depuis peu ce que voulait dire "accepter" (accepter une douleur, accepter un événement, un état d'âme = le vivre dans sa réalité, ne pas le nier ou l'occulter, constater que c'est là et que ça nous fait un effet, positif ou négatif).
J'avance donc.
Mais, depuis plusieurs jours, je m'aperçois que je ne sais pas trop ce que c'est. ce que ça veut dire.
Voir un magnétiseur, suivre une thérapie, ça ce sont des choses que j'ai mises en oeuvre et qui me font du bien. Donc oui sur ce plan là, je prends soin de moi. Mais au QUOTIDIEN, je ne sais pas trop ce que ça veut dire.
Me poser
(me poser où???? concrètement?... Souamie, je te vois sourire d'ici...;-)) bon je vois l'idée, avec le Tai-chi-chuan que je recommence à pratiquer, je commence à comprendre un peu...)...
M'ancrer dans le sol.
Plusieurs personnes rencontrées récemment (thérapeute/naturopathe) m'ont dit que je manquais d'ancrage. Moi qui me croyait terrienne, arrimée sur la terre ferme, quelle surprise!!
Moi, bizarrement, ce qui me vient là ce matin c'est : j'ai envie qu'ON prenne soin de moi. Pas moi, qui prenne soin de moi, enfin pas QUE moi, mais l'Autre aussi.
Voilà, je le dis. J'ai envie qu'on me berce, qu'on me prenne sans les bras, qu'on me rassure, qu'on me dise des mots doux. (et là je ne parle pas de mon homme, il est là pour moi mais...c'est différent. je le mets "à part" ;-))
Ça ressemblerait bien à une petite régression vers l'enfance tout ça. La source?
Est-cela dont tu parles Souamie?
La source, coupée de la source, elle est où cette source? En moi?? Mais où, en moi???
Dans l'univers? Trop abstrait pour moi...
J'ai envie d'incarner mon corps, de vraiment vivre dans mon corps, je crois que je ne l'ai jamais fait en fait, j'ai toujours vécu avec un mental tout-puissant...
J'ai envie d'incarner mon corps, et peut-être que mes maux disparaitront, s'atténueront, si je l'habite?
Mais je ne sais pas encore par quel bout vivre cela. je ne sais pas ce que veut dire incarner, habiter.
Alors pour le moment, et bien, je suis là, et j'attends.
l'illumination. :-)))
23 octobre 2009
Joyeux jour de naissance...
Cinq mois tout ronds que mon blog est né, ici...(pourquoi 5 mois, et pas 6? et pas12 ? je ne sais pas...date symbolique pour moi...). Blog ouvert par ce besoin d'écrire et de poser des mots sur mes maux, et de cheminer en gardant une trace de cette période particulière de ma vie.
Je pense que cette initiative a été celle de la survie, qui m'a permis de me remettre à lire, échanger, réfléchir, alors même que j'étais plus bas que terre.
Cinq mois plus tard, les doutes réapparaissent, sous une autre forme, peu importe, j'ai tracé le début d'un chemin, je suis à mi-parcours- enfin non!! En fait je ne sais pas du tout à quel moment du parcours j'en suis mais je suis là. Je suis vivante.
Douloureusement vivante mais...en plein éveil peut-être. Naissance, re-naissance, le mois de mai étant aussi celui de ma vraie date anniversaire (le 20)...tout cela est bien symbolique, mais justement, le sens émerge parfois dans des dates, des petits signes que l'on n'avait pas remarqué.
cette re-naissance, je me la souhaite joyeuse, même si pleine de doutes et de larmes et d'impatiences.
Je suis en gestation de moi-même. Peut-on accoucher de soi? !! Peut-être. Et alors, peut-être aurais-je enfin libéré de la place (car trouvé la mienne) et pourrais-je porter un jour un enfant de l'amour...de notre amour.
Happy jour de ma re-naissance...Quelle chance : qui ne rêve pas d'avoir plusieurs vies???
18 octobre 2009
Seule
Ce soir, triste coeur, ce soir, larmes au bord des yeux.
Depuis quelques semaines surgit un sentiment de solitude profond et de manque de sens de ma vie.
Le physique va mieux-de manière chaotique cependant...- et j'ai entamé une psychothérapie. La souffrance physique de ces derniers mois semblait cacher la forêt derrière l'arbre...
Tout remonte. Tout me fait peur. Tout m'angoisse, tout me pèse.
Pourtant, une psychothérapie, j'en avais déjà fait une il y 6, 7 ans. Elle m'avait permis de me réconcilier avec moi-même, de quitter des relations toxiques, d'entreprendre une reprise d'études, de changer de ville. Nouvelle vie bénéfique, bonheur d'apprendre à nouveau, rencontres de théâtre, rencontre de mon amour.
Mais aussi avec les années, beaucoup de travail, beaucoup d'énergie investie dans ma thèse. Soutenue brillamment, avec les honneurs...
Et puis un an à l'étranger. Épreuve à la fois géniale et fracassante. Géniale car rencontres avec des personnes exceptionnelles, d'autres cultures, sentiment de liberté immense par rapport à mes 4 années précédente de travail souvent solitaire. Ici, travail en équipe, projet passionnant, voulu par moi, financé grâce à la qualité du dossier que j'avais monté de toutes pièces.
Et puis...fracassante, car les pbs de santé arrivent. Je ne les avais pas vu arriver, ils étaient en sourdine depuis de longs mois pourtant...Mal au dos, "plein le dos'"...! Mais on continue, on tire sur la corde, on veut finir ce projet à l'étranger, on s'investit trois fois plus...mais on a mal, de plus en plus...on se bourre de médocs, on tient bon, on n'ose pas s'écrouler, par fierté idiote, par peur, je ne sais...
Et puis je finis par craquer. Les douleurs deviennent insupportables, je ne peux plus marcher, je rentre en France. Avec un gout d'inachevé, de peur, avec souffrance, mais je lâche, je lâche prise, je me repose enfin, je dis STOP à tout, je m'autorise enfin du repos.
Le reste vous le connaissez un peu si vous me lisez depuis le début : depuis le mois de mai, guérison progressive avec beaucoup de bas et qs hauts, difficulté à accepter mon "état" au début, puis une nouvelle philosophie de vie, vivre au jour le jour, profiter des moindres petites réussites, petits bonheur, savourer qd la douleur s'estompe, savourer des nuits meilleures...retrouver la lecture, la simplicité...
Et puis, en spetembre, je vais mieux (= je peux marcher, tenir debout, rester assise, même si tout cela me fait un peu mal si je force trop ou reste trop dans la même position), c'est la rentrée, un poste à mi-temps, je me remets à rêver, à faire des projets, je me dis que tout va recommencer comme avant...enfin non : pas comme AVANT, la différence là c'est que je veux prendre soin de moi et respecter mon rythme, mes envies, mon âme.
Oui mais là voilà. Arrivent, comme un mauvais rêve, des peurs oubliées, des angoisses refoulées, un vide immense. Au fur et à mesure ou je me remets "debout", émergent de drôle de pensées, parasites, de vraies paniques, une envie de rien, une envie de rester dans mon petit trou en attendant que l'orage de la vie passe...
Je ne me sens plus la force. Préparer les cours me demande une énergie monstrueuse. Comment je faisais AVANT ? j'avais ma thèse, mes cours, et tout le reste (colloques, articles, etc)...Là j'ai un mi-temps, rien d'autre à préparer pour le moment, et je peine, et je flippe, et je souffre, je ne trouve pas de plaisir dans tout ça, je voudrais dire STOP à nouveau, je ne sais plus ce que je veux...quel métier?...quel poste permanent? ...Et si je quittais tout pour reprendre mon métier initial (celui que j'avais pourtant quitté pour faire mon doctorat...)...tout se brouille, s'embrouille, je ne sais plus qui je suis, où je vais.
Panique à bord.
Douleurs qui reviennent un peu dans la jambe gauche depuis qs jours...gros flip.
Et ce sentiment de solitude, terrible. Je ne me sens pas assez entourée, pas assez soutenue. j'ai perdu, "en route", (études, étranger, + maladie) un certain nombre d'ami(e)s. Ceux que j'aime habitent loin de moi, je me renferme, je n'arrive même pas à prendre mon téléphone pour parler.
Mon homme est là, mais en ce moment a besoin de soutien lui aussi pour certaines raisons, et je ne peux pas me reposer complètement sur lui.
Alors je tombe, doucement, j'essaye pourtant de respirer, de repenser à cet été, relativiser, prendre du recul, non l'émotion submerge, prend toute la place, une envie de fuir le monde, de partir, ailleurs, mais je ne sais même pas quel serait cet ailleurs ni quoi faire...une remise en question totale de mon parcours professionnel qu'il me semblait pourtant aimer, mais je n'ai plus la gnaque, l'envie, le coeur à l'ouvrage, je ne sais plus ce qui donnerait un vrai sens à ma vie...
Je doute...
Heureusement que ma thérapeute est vraiment compétente, on avance beaucoup mais je sens qu'il va falloir de longs mois de travail, j'atteins des chose que je n'avais jamais décelées dans ma première thérapie, je découvre, mais ça fait mal aussi, je me retrouve nue, complètement nue et sans défenses, et je vous assure, ça fait drôle, de se sentir si toute petite, si perdue, à 34 ans, après avoir bataillé pour en arriver là...tout remettre en question, encore? Je n'ai plus la force...
Ce soir oui, je me sens seule, immensément seule et petite, seule avec ma douleur, elle est bien morale cette-là, elle se cachait peut-être sous mes douleurs physiques, elle était tapie, je lui ai laissé de l'espace pour sortir, elle prend toute la place, je sais que je dois l'accepter pour rebondir, comprendre et repartir, ça doit être une phase de transition, mais quelle impression de régression immense, par rapport aux avancées de ces 5 dernières années, sentiment id'ncompréhension par rapport à moi-même, d'échec, de déception...
Les "amis", ce message est noir, triste, mais cela me fera peut-être du bien de l'écrire, faute de pouvoir en parler...
Je vous embrasse.
08 octobre 2009
I-magie-n'air
Envie de m'envoler...
Méditer, contempler...
Cueillir des trésors...
Hors de l'espace-temps...
Un voyage astral? :-)))
Qui m'accompagne??? 

07 octobre 2009
Transition
Me re-voilà...
Pas facile de venir écrire ici. Suis un peu fatiguée...j'ai fait ma rentrée! Deux semaines déjà. Mi-temps, mais qui me demande beaucoup d'énergie quand même. Je passe d'un "zéro activité pendant 5 mois" à un rythme normal, et j'ai beaucoup de mal! Je vais mieux, physiquement, j'ai enfin passé le cap très dur, je peux remarcher, tenir debout, me déplacer. Toujours des tensions au dos mais rien de comparable.
Mais je dois être prudente. Prendre mon temps pour tout, sinon quoi je sens les tensions revenir.
Lever le matin, difficile, mes nuits ne sont plus douloureuses mais...insomniaques en fin de nuit, à partir de 3 ou 4 h...du coup je n'arrive pas à me lever à 8h, j'ai envie de rester au lit toute la matinée...Il faut dire que je me suis sevrée de mes antalgiques, donc forcément, je suis moins shootée...je m'endors bien, mais par contre je rêve beaucoup en deuxième partie de nuit et ça me réveille.
C'est depuis que j'ai repris une psychothérapie. Cela m'aide beaucoup mais me chamboule beaucoup aussi moi qui croyait me connaitre si bien, je suis en train de tout détricoter, et tout retricoter à nouveau, sous un nouvel angle...
Je suis partie de mes problèmes de santé, et ensuite on est allé très vite trouver des choses bien plus enfouies...(ce qui ne m'étonne guère, mais je n'avais pas eu le temps de me poser sur ces questions auparavant quand je courrais comme une folle)...Impression de re-naître tel un nouveau-né, en découvrant la vie, les questionnements, le vrai sens, le vrai MOI.
Voilà. Juste vous dire, amis et amies de passages, visiteurs d'ailleurs, que je suis toujours là, en vie, bien vivante même, mais qu'il me faudra encore du temps pour retrouver mon énergie vitale. J'ai plein d'idées en tête, plein de choses à partager, plein d'idées et de projets à défendre, mais pas encore l'énergie de venir ici régulièrement écrire.
Juste passer déposer ce petit témoignage de mes avancées, de la progression. J'ai commencé ce blog en mai 2009, dans la douleur physique et morale, et me voilà presque sortie d'affaire, refaisant des projets, croyant en l'avenir. Cela reste bien fragile mais...c'est mon chemin de vie, à moi de faire les liens, de mettre du sens dans tout ça, de repartir sereinement dans ma vie, de faire confiance en la vie, en ma vie, même si je doute souvent, même si j'ai des crainte qui ressurgissent, même si je me sens toute petite...
Ma vulnérabilité m'a permis paradoxalement de rebondir. Alors, je reprends le bâton de pèlerin, lentement, pas après pas, parfois avec une pause, un autre pas, parfois un petit recul, et puis hop trois grands pas, l'essentiel est d'avancer n'est-ce pas?
26 septembre 2009
L'affiche rouge !!!!
Allez-y!
Allez voir ce film.
L'armée du crime.
Ou comment un groupe de jeunes juifs, Hongrois,
Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, organisent la résistance, pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de
l'Homme. Dirigés par l'ouvrier poète arménien, Missak Manouchian.
Comment on passe d'un état d'homme engagé, poète, à l'état de combattant. Les risques pris. La mort. Les choix éthiques. La torture.
Je suis sortie avec un grand coup sur la tête, mais heureuse aussi de voir qu'il ya eu et il y aura toujours des hommes, quelle que soit leur nationalité, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur passé, des hommes, et des femmes, qui ont compris que la seule valeur qui rassemble, c'est celle d'être humain, et la seule valeur pour laquelle on peut/doit se battre, que l'on doit défendre corps et âme, c'est la liberté et les droits de l'homme.
Les acteurs sont magnifiques, la réalisation parfaite. Un film à voir. Un film dur, mais très pédagogique aussi, qui énonce/dénonce des faits. Nous rappelle en mémoire. Il fallait le faire.
Merci Robert Guédiguian...
Lettre de Missak Manouchian à sa compagne Mélinée, avant d'être fusillé...
Lettre à Mélinée
Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée, Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps. Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération. Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari. Manouchian Michel.
P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.
19 septembre 2009
Jour de la nuit
"Qui n’a jamais éprouvé un sentiment de plénitude à la vue du scintillement de la voûte étoilée? Un sentiment de mystère dans l’obscurité, qui recèle bien des beautés secrètes ?"
Une maman bio (ICI) nous parle de la manifestation "Jour de la nuit" qui aura lieu le 24 octobre partout en France, pour sensibiliser/lutter contre toute forme de pollution lumineuse, gaspillage d'énergie etc...
Le site vous permettre de regarder quelles seront les manifestations dans votre ville (sorties nocturnes, astronomie...) ou comment participer vous-même :
et comme dit Audrey : "Fêtons la nuit noire!!"



















